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Collections du musée des beaux-arts de Belfort

Les collections beaux-arts comprennent des peintures, sculptures, dessins, gravures et objets d’arts décoratifs. Ce sont principalement des dépôts de l’Etat, des dons individuels ou des donations. Les acquisitions, rares avant-guerre, se sont véritablement développées à partir des années 1970 grâce à une véritable politique défendue par les municipalités successives. La collection du nouveau Musée des beaux-arts de Belfort fait preuve d’une grande diversité et tente de suivre l’évolution des grandes tendances qui ont marqué le monde de l’art :

Le fonds ancien reste très marqué par les influences venues des écoles du Nord (allemandes et hollandaises) qui se succèdent à partir du XVIe siècle (Pierre Pourbus), jusqu’au XVIIIe siècle (Nikolaus Baur). Cet ensemble ne comprend pas d’œuvre bourguignonne ou champenoise.



Deux artistes nés à Belfort sont bien représentés, François-Joseph Heim et Gustave Dauphin, contemporains de Delacroix. Malgré des carrières diamétralement opposées dues en grande partie à leur opinion politique, leur œuvre se caractérise par une composition vigoureuse et l’emploi d’une gamme chromatique vive et intense.

L’Ecole de Barbizon (et Orientaliste avec Fromentin) est évoquée par quelques œuvres prestigieuses (Jongkind) et la sculpture animalière (Barye-Fremiet).

Les œuvres les plus représentatives de l’époque moderne proviennent de la Donation Camille Lefèvre effectuée en 1933. Cette donation stimule à l’époque le musée qui s’ouvre enfin sur l’art moderne. Camille Lefèvre, admirateur de Rodin et Dalou, s’était pris de passion pour l’impressionnisme comme en témoigne sa collection réunie autour d’Armand Guillaumin, Maximilien Luce et Eugène Carrière. Ses propres sculptures ainsi que celles de ses amis, sa curiosité pour l’art nouveau, pour l’art chinois et japonais, pour la céramique des années 1925, marque de son empreinte les collections d’art moderne du musée.

Ce sont ensuite d’autres donations, celle d’André Villers en 1977, concernant plusieurs centaines de photographies, celle de Florence Marinot, en 1993, concernant les œuvres de son père, celle de Pelloli, en 2004, avec les œuvres de Paul Berçot.

L’art contemporain, très orienté sur la sculpture (grâce aux acquisitions des années 1980), s’étoffe petit à petit vers d’autres horizons et rejoint la politique des expositions temporaires : Jean Messagier, Daniel Pommereulle, Paul-Armand Gette, Erró …

Le parcours s’articule autour de cinq grands thèmes mêlant peinture, sculpture, arts graphiques et arts décoratifs du XVIe siècle à l’art contemporain : l’Allégorie, le Sentiment religieux, Nature et société, Portraits et académies et se termine par une évocation toute particulière de Camille Lefèvre, sculpteur né en 1853, dont la totalité de la collection fut donnée au musée par sa veuve en 1933.

1. Allégorie
« Le Chant » et « La Danse » de Louis-Joseph COLLIN (1850-1916) encadrent l’Allégorie de la Musique, marbre de Victor PETER (1840-1918). En dessus de portes « La Force » et « La Vigilance », représentent des projet peints par François-Joseph HEIM (1787-1865) pour les appartements du Duc d’Angoulême à Versailles.

2. Le Sentiment religieux
La peinture religieuse dans les collections du musée est très marquée par les écoles du Nord. Elle s’articule autour de « La Résurrection » de Pierre POURBUS (1524-1584) et de « La Vanité » de PETER VAN STEENWIJCK (1615-1654) et de nombreuses sculptures, d’auteurs anonymes, du XVIe siècle au XVIIIe siècle. Puis ce sont deux études de François-Joseph HEIM pour la décoration de Notre-Dame de Paris et pour l’église Saint Gervais - Saint Protais à Paris. Enfin Georges DESVALLIERES (1861-1950) traite avec éloquence un projet de chemin de croix.

De nombreux dessins hollandais et allemands ainsi que des gravures de DÜRER et de REMBRANDT complètent cet ensemble.

3. Nature et société
Ce thème regroupe le paysage qui devient l’unique sujet du tableau et des scènes de genre autour de très belles peintures impressionnistes avec Maximilien LUCE (1858-1941) et Armand GUILLAUMIN (1841-1927), quelques exemples issus de l’école de Barbizon : DAUBIGNY (1817- 1878), FROMENTIN (1820-1876), JONGKING (1819-1891). « Entre ciel et terre » de Gustave DORÉ (1832-1883) occupe une place privilégiée tant par le sujet que par la renommée de cet artiste.

Paul Berçot (1898-1970) dont les peintures proviennent de la donation effectuée en 2002 et Jean MESSAGIER apportent le regard de l’Ecole de Paris et de l’abstraction lyrique sur la nature, et quelques sculptures animalières (BARYE, FREMIET) complètent cet ensemble.

4. Portraits et Académie
L’art du portrait est bien représenté dans les collections des Musées de Belfort à travers quelques beaux exemples du XVIIIe siècle, puis Eugène CARRIERE, Jacques Emile BLANCHE et un buste de Renoir par MAILLOL. Le portrait se décline également sous forme de photographies : celles de PICASSO prises par André VILLERS.

Le portrait de « Bela Bartok » par ERRO et l’installation de Sylvie BLOCHER sur le regard assurent à
ce thème une présence contemporaine complétée d’ailleurs par une belle série de dessins d’Ernest PIGNON ERNEST.

5. Camille Lefèvre, sculpteur, peintre et collectionneur
La donation effectuée par sa veuve en 1933 constitue à l’époque, pour le musée et pour la première fois, une opportunité sérieuse de s’ouvrir sur les arts plastiques.

Cet artiste, sculpteur avant tout, proche de Rodin et de Dalou, pratique également la peinture, mais aussi le dessin et la gravure. La curiosité qu’il témoigne pour l’Impressionnisme, le Fauvisme, pour l’art japonais le pousse à fréquenter les artistes de sa génération et à rencontrer quelques collectionneurs éclairés.

Camille Lefèvre représente cette génération d’artistes, témoins de leur époque si riche dans sa diversité. La présentation de cette dernière partie lui rend hommage par un choix de sculptures (buste, scène de genre, étude de monument), mais aussi par la céramique qu’il pratiqua et par les collections d’art chinois et les estampes japonaises qu’il affectionnait tout particulièrement.

 
   
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