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Courbet et le Jura


Gustave Courbet
La grotte Sarrazine, 1864
Huile sur toile
Musée des Beaux-Arts, Lons-le-Saunier
cl. JL Mathieu


Gustave Courbet
La scierie dans le Jura, 1872
Huile sur toile
Collection particulière


Gustave Courbet
La cascade de la Pissouse, 1860
Huile sur toile
Collection particulière


Gustave Courbet
La Roche pourrie, 1864
Huile sur toile
Musée Max Claudet, Salins-les-Bains
cl. H. Bertand

Musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier
du 2 juillet au 23 octobre 2011

Cette exposition propose de montrer à travers des œuvres, les liens qui ont uni Gustave Courbet au Jura : ses amitiés ou relations ainsi que sa prédilection pour les paysages typiques de notre région.
Les réseaux qu’il y tissa sont de plusieurs ordres : d’abord des liens d’amitié, mais aussi des relations sociales et politiques, des échanges intellectuels et artistiques et enfin des fréquentations cynégétiques.
Viscéralement attaché à sa terre natale, il revenait fréquemment, retrouver sa famille et ses amis, mais aussi peindre et exposer, marcher et chasser.

Ce n’est pas seulement à Ornans, Flagey ou Pontarlier qu’il séjournait mais aussi à Salins-les-Bains qui est le lieu focal où il noua des amitiés, d’abord celle de Max Buchon (Salins, 1818-1869) écrivain et poète, par qui il rencontra Max Claudet (Fécamp, 1840- Salins, 1893) peintre, sculpteur et céramiste. Les échanges entre eux sont d’ordre intellectuel, artistique et politique.

Dans le Jura, Gustave Courbet rencontra aussi des industriels et entrepreneurs sensibles aux problèmes sociaux, souvent fouriéristes et qui soutenaient son travail, comme Alphonse Jobez (Morez, 1813-1893), maître de forges à Syam et homme politique. Plus important pour lui, fut le salinois Alfred Bouvet (Paris, 1820-1900), maire de Salins et propriétaire d’une entreprise de roulage et de scieries qui lui commanda le portrait de sa femme et de sa fille, et lui acheta le Gour de Conches. Il réalisa également un médaillon en plâtre d’Alfred Bouvet dans l’atelier de Max Claudet en 1864.

Courbet fait la connaissance à l’Exposition Universelle de Besançon en septembre 1860, du lédonnien Jean-Paul Mazaroz, ébéniste à Paris, collectionneur, et important donateur du musée de Lons-le-Saunier (80 œuvres dont 4 peintures de Courbet). Mazaroz commença dès lors à acquérir et soutenir l’artiste. Il souhaita même, en 1860, se porter acquéreur pour le musée de Lons de L’enterrement à Ornans ! Il posséda une quarantaine de tableaux de Courbet et lui fournit également du mobilier provenant de sa fabrique parisienne.

C’est un autre franc-comtois qu’il fit travailler, en la personne d’Émile-Louis Vernier (Lons-le- Saunier,1829-Paris,1887), lithographe à Paris qui édita certaines œuvres de Courbet, comme Les casseurs de pierre, La curée, Remise de chevreuils ou encore La fille aux mouettes.

C’est aussi à Salins que Courbet côtoya, grâce à Max Buchon, le géologue Jules Marcou (Salins-les- Bains,1824-1898), connu d’abord par ses travaux sur le Jura franco-suisse, puis par la première Carte géologique des États-Unis (1853) et la Carte géologique de la terre (1861, ainsi que pour ses nombreuses études sur les Rocheuses. Il commanda à l’artiste en 1867 le tableau d’un site remarquable situé près de Salins, La Roche pourrie. Ce tableau, donné par les héritiers de Marcou au musée de Salins, est caractéristique des paysages que Courbet vint rechercher et peindre dans le Jura. Et comme il a voulu rompre avec une peinture d’histoire héroïque pour montrer une certaine réalité sociale qu’il impose comme peinture d’histoire, il va rejeter les représentations d’une nature idéalisée pour celle d’une nature tellurique, primitive et sauvage qu’il retrouve dans ses montagnes du Jura.

La révolution apportée par la peinture de Courbet n’était pas seulement d’ordre iconographique, mais c’était également une révolution visuelle, une nouvelle façon de peindre, de poser la couleur, et de composer ses tableaux de façon complètement différente de celle de ses prédécesseurs. Il remplace la fuite dans La Roche pourrie, Le gour de Conches ou La cascade de La Pissouse.

Ces préoccupations spatiales sont accompagnées d’un nouveau travail sur la lumière avec l’utilisation d’effets très contrastés, de trous d’ombre centraux et d’éclairage sur les marges par l’emploi de couleurs crues, très tranchées. La grotte Sarrazine est à cet égard, caractéristique de cette composition non conventionnelle où le regardeur est happé par le trou béant placé au centre de la composition.

Cette exposition résume la démarche du maître d’Ornans qui, finalement, a essentiellement peint les humains et la nature : ses amis, ses commanditaires, les femmes qu’il aimait, les gens qui l’entouraient ; la nature de son pays, les scènes de chasse, les régions de ses voyages. Son réalisme c’était aussi cette simplicité, cette vérité, celle de peindre son temps, son espace avec des moyens plastiques nouveaux.

 
Télécharger le communiqué de presse (PDF)


Cette exposition s’inscrit dans la « Saison Courbet », projet qui réunit pour l’été 2011 la programmation artistique de quatre musées jurassiens autour de la réouverture du musée Courbet à Ornans le 2 juillet 2011 et de son exposition inaugurale : « Courbet Clésinger, œuvres croisées ».
 
Télécharger le dossier de presse Saison Courbet 2011 (PDF, 4Mo)
   
 
  Courbet et le Jura
 
  Informations pratiques et animations











Courbet en pied, vers 1860
Louis Joseph Leboeuf
Plâtre
Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, Besançon
cl. JL Dousson
             
 
   
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