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Henry de Waroquier (1881-1970), sculpteur

Œdipe et le verbe


Tête, non daté
Technique non communiquée
Collection particulière
Photo A. Leprince


Animal se désaltérant, non daté
Bronze
Boulogne-Billancourt, musée des années 30
Photo A. Leprince

Musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier
du 6 février au 23 mai 2010

Peintre, sculpteur et graveur, Henry de Waroquier est né à Paris en 1881. Sa famille habite rue Laffite et pendant ses études, le jeune Henry fréquente dans la même rue les galeries Vollard et Durand-Ruel où l’impressionnisme et l’art moderne sont montrés pour la première fois.
Waroquier ne suit aucun cours de peinture mais travaille et rencontre de nombreux artistes à Montmartre, puis à Montparnasse où il habite de 1898 à 1919. Il voyage beaucoup, en Italie, en Grèce, en Espagne, en Palestine et en Egypte.
Ses grands paysages d’Espagne de 1917 montrent qu’il n’a pas été insensible au cubisme, mais il poursuit une démarche solitaire, indépendante, dirigée vers l’étude de la figure humaine. En 1937, il exécute son œuvre la plus célèbre, décoration pour le Palais de Chaillot, La Tragédie, et s’inspire de plus en plus de thèmes mythologiques.

Pendant les années 1930 et 1940, Waroquier produit des sculptures tout à fait étonnantes, lyriques, angoissées et angoissantes, qui sont le sujet de cette exposition.
Pour Paul Claudel qui l’appelle «Le Voyant», Waroquier «est un homme qui a pris le monde au tragique». Ses visages sculptés sont «inoubliables», écrit Georges Duhamel. Ces auteurs, ainsi qu’Alain et Bachelard ont remarqué la véhémence de ces visages, avec les yeux tournés vers le ciel comme Le Verbe (1934-1947), ou les yeux crevés «entrés en ténèbre» de son Œdipe (1934-1950) et ont évoqué l’Ile de Pâques, l’Egypte et d’autres civilisations lointaines, dont a pu également s’inspirer Picasso dans ses propres sculptures.

Aujourd’hui, ces sculptures paraissent d’une modernité étonnante, dignes de figurer parmi les grandes œuvres de la première moitié du XXe siècle, à côté des sculptures de Brancusi, Derain et Picasso.
Jean-Loup Champion, commissaire de l’exposition, a réuni ici un ensemble inédit de ces sculptures, qui constitue une véritable révélation.

Exposition coproduite avec la piscine à Roubaix, les musées de la Rochelle et Mont-de-Marsan.

 
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  Henry de Waroquier (1881-1970), sculpteur
 
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