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  Quizz du musée de la lunette de Morez
 
Instruments à mesure optique

Par dépôt de la collection ESSILOR-Pierre Marly, le musée de la lunette conserve un certain nombre d’instruments à mesure optique utilisés aux fins d’observation, de mesure de la Terre ou de l’Espace.

En 2009, le musée a reçu en don 13 objets qui complètent heureusement les instruments du XIXe siècle de la collection ESSILOR-Pierre Marly. Il s’agit d’un ensemble cohérent et conséquent d’objets produits, au milieu du XIXe siècle, par l’entreprise H. Morin, alors concurrent d’Essilor. Nous trouvons dans ce don un lot d’appareils de relèvement sur le terrain, d’arpentage, de nivellement, de mesure, de calcul et de dessin.

La donatrice les a obtenu en héritage paternel : Albert Bernard Kesselring était le directeur et fondateur de l’entreprise « Le Pont équipements », spécialisée dans la vente de matériel de géodésie. A l’époque, sa collection personnelle était exposée dans les locaux de son entreprise située à Chasse-sur-Rhône près de Grenoble.

Theo au musée de la lunette

THEO vient d’offrir au musée un ensemble de 19 paires de lunettes dessinées par Patrick Hoët et Christoph Broich. C’est en 2008 que le musée de la lunette a pris contact avec Wim SOMERS pour lui faire connaître ses intentions.

Le musée de la lunette a pour ambition de devenir la référence mondiale en matière d’histoire de la lunette, depuis ses origines, jusqu’à aujourd’hui, toutes civilisations et tous pays confondus. Année après année, il développe ses collections pour retracer fidèlement l’histoire d’un instrument d’aide à la vue longtemps considéré comme une orthèse et devenu, depuis les années 1960, un objet qui passionne les designers, un produit manufacturé qui occupe à plein temps des laboratoires de recherche et développement, et un accessoire de mode choisi avec délectation pour qui en éprouve la nécessité.

Après avoir étudié la filière de production en Belgique, l’acquisition des lunettes THEO nous est apparue incontournable. La qualité de l’ensemble proposé tient autant dans son ampleur que dans la technique de façonnage, dans l’originalité des modèles et dans le sens du design qui y est développé. Elle est emblématique du regard que notre société porte à la lunette comme objet de mode au même titre qu’un vêtement ou un accessoire.

 
 
Une affiche Léon Dupin

Cette affiche publicitaire pour des produits cosmétiques diffusés par l’Institut de beauté Madelys installé rue Saint-Lazare à Paris, ne laissera pas indifférent les amateurs de lunettes anciennes. Sur le visage de cette femme apprêtée que l’on devine élégante, l’artiste a placé un masque. Bien que stylisé, il n’est pas sans rappeler les productions en polyamide léger des années 1920-1940, conservées au musée de la lunette dans la catégorie des masques d’automobilistes.

L’auteur du motif, Léon Dupin est bien connu dans l’histoire de la publicité. Né à Saint-Etienne en 1898, autodidacte, il prend des cours du soir et, en 1926, rejoint l’imprimerie Joseph-Charles à Paris, comme dessinateur publicitaire. Il y travaillera plus de dix ans avant de rejoindre l’imprimerie Prot Frères. Créatif, sa notoriété ne cesse de grandir et les studios Walt Disney lui proposent un poste aux Etats-Unis qu’il refuse par attachement à sa terre natale.

L’affiche a été acquise par le musée en 2008.

Niveau de pente à lunette

Cet instrument de géodésie est composé d’une lunette reposant sur un berceau équipé d’un niveau à bulle et emmanché sur un trépied. Il est fabriqué en bronze nickelé et maillechort. Il est plus connu sous l’intitulé « Niveau de pente à lunette – modèle de Chézy » du nom de l’ingénieur qui effectua les premiers nivellements de pente sur le canal de Bourgogne, au milieu du XVIIIe siècle.

Antoine de Chézy a marqué l’Histoire par ses travaux sur l’écoulement aqueux. Jusqu’au XVIIe siècle, on ignorait tout des lois qui régissent les mouvements des eaux. Un premier traité publié par Edme Mariotte en 1686 ouvrit la voie vers une science nouvelle : l’hydrodynamique. Moins d’un siècle plus tard, un académicien propose au Roi de capter les eaux de l’Yvette et de la Bièvre pour alimenter Paris. Chézy et Perronet, ingénieurs de la nouvelle Ecole des Ponts et Chaussées sont chargés d’en vérifier les calculs. Le devis, de 8 millions de livres méritait la vérification du débit de l’eau dans le futur canal et la rentabilité globale de l’entreprise ! Ce fut possible parce que Chézy réussi à formuler, pour la première fois, le principe de l’écoulement uniforme de l’eau lancée sur une pente. Sa formule fut notamment appliquée pour le percement du canal de Panama.

 
 
"Prestige" de Vuillet-Vega

Prolongeant sa démarche installée depuis trois ans avec le musée de la lunette, la société Vuillet Vega a fait don, en 2009, de quatre lunettes issues de la série « Prestige ». Parmi celles-ci, la gamme « Prestige 780 » a reçu le Janus de l’industrie en 2005.

« Sur une monture demi cerclée, un décor réalisé sur une petite plaque en inox vient s’insérer dans la gorge du fil drageoir formant le cercle de la lunette. Sur une monture cerclée, le décor est réalisé à base de plaques en acétate de cellulose collées entre elles pour obtenir des jeux de couleurs. Ces deux types de décor sont déclinables à l’infini. » précise Alain Clerc, le designer de l’entreprise.

Ces quatre nouvelles paires de lunette illustrent une collection développée par la société Vuillet Vega autour de plusieurs paradigmes : qualité, technicité, confort, intemporalité, revendiqués pour rapprocher ces lunettes d’un bijou élégant et précieux.

Ce don complète la collection du musée en donnant un bon aperçu des techniques et du design développée par l’entreprise Vuillet Vega.

Flirter avec la bijouterie et la joaillerie...

Pearls est une paire de lunette solaire pour femme qui combine une surface lisse en polyamide avec un nuage de billes qui roulent de la branche sur les bords du masque. Pearls est une lunette couvrante qui joue sur le contraste de matières plastique et métallique. Son décor s’inspire de la perle de culture réalisée dans un matériau précieux recherché en bijouterie : le platine. Pearls est réalisée par l’entreprise Logo pour FRED, une des plus anciennes griffe de joaillerie dont la gamme de bijoux marie, dans un même objet, innovation et fantaisie, deux paradigmes que le créateur de la marque, Fred Samuel, revendique pour exalter la sensualité féminine.

Né en 1907 à Buenos-Aires, Fred Samuel arrive en France à l’âge de 16 ans pour se former à la joaillerie. Il ouvre sa première boutique à Paris, rue Royale, en 1936. Passionné de perles de culture, de matières précieuses et exotiques, il poussera sa passion jusqu’à donner son nom à une couleur de nacre beige. Il s’est rendu célèbre dans les années 60 en priant Jean Cocteau et Arman de créer pour lui des bijoux d’artistes. Depuis 1996, la joaillerie FRED a rejoint le groupe LVMH.

L’entreprise Logo a offert une monture Pearls en platine au musée de la lunette en 2008.

 
 
Poinçon de maître pour plaqué or

Créée en 1995 par Hervé Lamy, la société Augar, porte un nom qui s’inspire de l’histoire personnelle de son fondateur et cristallise son implantation jurassienne.

Augar transforme pour l’essentiel du maillechort et du titane pour produire des lunettes d’aspect classique aux finitions soignées allant jusqu’au plaqué or 22 carats en 4 microns d’épaisseur, telle cette paire donnée au musée de la lunette en 2007 dont la qualité est attestée par poinçon de maître insculpé sur le plat de la barre frontale : son motif s’inspire du blason de Morez "d’or au sapin de sinople issant d’une roue de moulin de gueules mouvant d’une onde d’azur". Toutefois, destiné à être frappé, il est réalisé au trait, sans couleur, agrémenté d’une face de lunette qui illustre la corporation du fabricant. Ainsi le poinçon décrit tel un blason auquel il s’apparente devient "au sapin chargé d’une face de lunette issant d’une roue de moulin mouvant d’une onde".

Ci-contre : paire de lunettes optiques Augar, donnée au musée de la lunette en 2007.

De la lunette à l'objet d'art

Utilisant la technique de la peinture sur verre et la détournant, avec la complicité d’opticiens parisiens, pour la mettre en œuvre sur les verres optiques montés sur des lunettes contemporaines, David Mohror, portraitiste, photographe et peintre n’a pas choisi la simplicité de mise en œuvre.

Pour une peinture à l’huile sur toile, un artiste commence par préparer son support, installe son motif et les différents plans qui le composent, affine son oeuvre avant de placer sa touche finale en s’autorisant quelques repentirs.

La technique du fixé sous verre, parce qu’elle inverse les procédés habituels de la peinture à l’huile sur toile, nécessite d’avoir une idée précise du motif à réaliser : il faut commencer par la touche finale pour remonter progressivement jusqu’au motif en arrière plan. Aucun repentir n’est autorisé.

Le visage qui porterait tout à tour les vingt lunettes rassemblées par l’artiste sous le titre Lumière obscure, ouvrirait aux digressions inventives, parfois oniriques…

 
De la mode au design

Né au Japon en 1938, Issey Miyake rejoint la France en 1968 pour poursuivre son apprentissage dans les ateliers de haute couture de Guy Laroche et Givenchy, avant d’insuffler à la mode un vent nouveau. En 1989, une heureuse collaboration avec le chorégraphe William Forsythe est à l’origine des vêtements plissés, qui feront la renommée d’Issey Miyake, pour lesquels il apprivoise les matières naturelles comme les matières synthétiques.

C’est ce concept de la matière plissée et du pliage qu’Alain Mikli va décliner pour fabriquer et diffuser sous licence cette lunette solaire design réalisée en métal et acétate de cellulose. Pliante au niveau du pont, elle reprend, en l’adaptant, une technologie dont les prémices apparaissent au 19ème siècle, particulièrement sur les pince-nez avant d’équiper les lancetiers ou les faces-à-main pour en réduire l’encombrement.

Les branches droites peuvent se porter courtes, à la façon d’une lunette à tempe du 18e siècle, où dépliées pour une tenue tout à fait contemporaine.

Alain Mikli en a fait don au musée de la lunette en 2005.

Ci-contre : Issey Miyake pour Alain Mikli
Paire de lunettes pliantes
Lunettes solaires - été 2004

espace

 
 
Innovation et sport

Installée à Morez depuis 1896, l’entreprise LOGO n’a bien sûr plus la même configuration juridique qu’à la fin du 19e siècle. Elle conçoit, fabrique et commercialise des lunettes optiques et solaires soit sous son nom propre, soit en s’appuyant sur un portefeuille de marques sous licences.

En 2007, le musée de la lunette a reçu un don manuel de l’entreprise comprenant notamment cette paire de lunettes solaires conçues sous licence TAG HEUER. Elle aété retenue pour être représentative de la logique industrielle développée et revendiquée par le Groupe LOGO dans laquelle les concepts d’avant-garde, de technologie, de fonction et de design paraîssent intimement liés.

Les lunettes de la collection ‘sportvision’ ont été primées en 2001 et 2002 par trois Silmo d’Or. Elles se distinguent par la nature composite des matériaux qui les caractérisent : mélange de titane, magnésium et aluminium pour chercher à associer des propriétés jusque-là antinomiques : légèreté, résistance aux déformations, ergonomie. Ce modèle aux branches blanches propose des charnières horizontales comme alternative originale aux sempiternelles articulations verticales.

Ci-contre : paire de lunettes solaires TAG HEUER, acquise par le musée de la lunette en 2007.

STARCK EYES pour Alain Mikli

Diffusée sous licence Starck, cette paire de lunette solaire produite en 2004, offrait l’avantage technique de proposer une autre alternative à la charnière à vis : baptisée "biomécanique", mise au point et fabriquée par Comotec sous l'appellation 'Biolink'®, cette articulation est inspirée d'une clavicule humaine et confère à la branche une amplitude de mouvement multidirectionnelle. Elle met fin aux récurrents dévissages et garantit un meilleur confort pour son propriétaire en modifiant la traditionnelle répartition du poids de la lunette sur le visage : la pression marquée par les branches, sur la mastoïde cachée par le pavillon de l’oreille, contribuant à alléger le poids supporté par le nez.

Guidé dans sa création contemporaine par la revendication du no-design et l’idée majeure que la fonction crée l’objet, Philippe Starck considère cette charnière comme « l'une des approches les plus complètes du non-produit de demain : haute technologie, liberté, volonté du minimum. La micro bio-mécanique mise en œuvre dans tous les modèles de cette collection est tout sauf gratuite : en copiant les fonctions humaines elle donne l'harmonie essentielle aux relations entre le corps et l'objet, une parfaite adaptabilité aux différentes morphologies, la souplesse et la résistance extrême ».

Ci-contre : Starck Eyes pour Alain Mikli
Paire de lunettes solaires
Cercles en nylon et manchons en acétate de cellulose
Barre frontale en maillechort finition palladium mat
©musée de la lunette

 
 
   
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